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 Bellatrix & Antonin

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Kabrina Lestrange


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MessageSujet: Bellatrix & Antonin   Dim 26 Aoû - 19:16

Les diners mondains quelle horreur. Antonin roula des yeux devant l’invitation que son coursier venait de lui transmettre. Agé de vingt-cinq ans, le jeune homme vivait seul –sous-entendu sans jolie demoiselle– dans le manoir de la famille Dolohov qui était abandonné. Il était rentré au service du seigneur des ténèbres le jour où ses parents étaient morts en mission pour le mage noir et depuis il n’avait jamais failli à la tâche. Tuant quand il le fallait, ensorcelant les ennemis trop encombrant, exécutant les ordres bref un parfait mangemort.

Antonin posa la petite carte sur la table basse du salon et sortit courir un peu. Il revenait d’une mission contraignante mais elle avait pour avantage d’être loin de l’Angleterre et de ce mode de vie. Le mangemort avait passé trois mois dans un pays d’Afrique à convertir les gens –ou les tuer s’ils ne souhaitaient pas entrer au service du Lord tout puissant– car les rumeurs disaient que le Seigneur des ténèbres formait une armée. Antonin ricana en pensant aux pauvres personnes qui allaient se faire marcher dessus mais il ne fut pris qu’aucune pitié et accéléra son rythme. Quand il courait il se concentrait sur ses muscles et son souffle, le reste n’était pas important, voilà pourquoi il aimait courir. Il s’abandonnait à la beauté des paysages sans être obligé de sourire aux mondanités, aux personnes célèbres et influentes, au monde extérieur, il courait pour lui uniquement et cela lui suffisait grandement.

Le jeune homme rentra par la porte arrière du manoir et prit une douche rapide et efficace avant d’enfiler un smoking. Trois longs mois qu’il n’en avait pas porté et le tissu qui lui serrait la peau et l’étouffait ne lui avait pas manqué. Il préférait de loin les capes spécifiques aux mangemorts, voire même les cagoules, mais dans ce costume il ne sentait mal. Et ce même s’il savait qu’il était beau à tomber.

Soufflant d’amertume il attrapa l’invitation et sortit de chez lui. Dès qu’il eut dépassé le portail il tourna sur lui-même et dans un ‘plop’ à peine perceptible, il transplana. La demeure des Nott n’était pas située bien loin de la sienne mais pourquoi marcher alors que ce moyen de transport était le plus rapide au monde ? Antonin ferma les yeux pour sentir la fraicheur de la soirée, il aimait le crépuscule c’était l’heure la plus parfaite de la journée. Il ne faisait ni trop sombre ni trop chaud, le soleil se couchait et laissait dans le ciel une trainée rouge sombre, les gens étaient confiant puisque c’était la fin de la journée et qu’ils sortaient du travail, bref pour tuer quelqu’un Antonin choisissait toujours le crépuscule. Ou alors le milieu de la nuit mais c’était une autre histoire ça.

Il présenta sa marque située au bras gauche pour entrer dans la demeure familiale des Nott et avança dans l’allée, des elfes de maisons étaient fin prêts à récupérer vestes et manteaux et à guider les invités vers le salon. Antonin n’adressa même pas un regard aux créatures qui de toute manière n’étaient que des esclaves et continua sa route. Le salon était parfaitement décoré mais cela n’intéressait pas le jeune homme, il était venu pour manger. Après tout c’était un repas gratuit et cela permettait de conserver les apparences. Attrapant une coupe de champagne Antonin s’avança vers les canapés où de jolies jeunes femmes discutaient tranquillement, une chance pour le jeune homme qui s’ennuyait profondément.

Mais avant qu’il n’ait pu s’approcher de ce charmant petit groupe, la maîtresse de maison les invita à se mettre à table. Antonin rigola doucement, se rendant compte qu’il était bien en retard, comme d’habitude. Mais il est un homme du monde qui se veut d’être attendu ! Commença alors une nouvelle chasse : trouver sa place. Le nombre de table était faramineux et il n’était pas évident de se trouver. Heureusement qu’Antonin savait faire marcher sa cervelle et qu’il connaissait les Nott depuis suffisamment longtemps pour les comprendre. Madame Nott ne l’appréciait guère, il était donc qu’il se retrouve dans les dernières tables. Faisant confiance au hasard il arrêta son regard sur une des tables et ô joie, pile le bon petit papier. Etant le premier, il s’assit et se servit une nouvelle coupe de champagne avant de regarder qui allaient être ses voisins de soirées. Un coup d’œil à gauche, c’est bon sauvé un mangermort tout récent, sans réputation : inutile et peu bavard. Mais le coup d’œil à droite le fit voir rouge. Bellatrix Lestrange. Evidemment il fallait que ça soit elle, pourquoi le sort lui sourirait-il aujourd’hui ? Il hésita à échanger deux noms mais il n’eut pas le temps. A peine avait-il formulé cette idée à l’intérieur de lui-même que la gracieuse –ahem– jeune femme faisait son apparition. O douce joie.

Avec grand bruit, la mangemorte s’assit à côté de lui et installa ses affaires, il ne l’appréciait guère et c’était un fait. Leur histoire avait été compliquée et ne ils ne s’étaient pas quittés en bons termes, alors la revoir ne l’enchantait guère.

« Ma chère Bellatrix, je suis si heureux de te voir par ici, comment vas-tu depuis le temps ? » Antonin avait décidé de jouer l’hypocrite, de toute manière il n’y a que ça de vrai non ?




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MessageSujet: Re: Bellatrix & Antonin   Dim 26 Aoû - 19:16

Assise dans mon grand fauteuil de cuir noir je lisais un livre de magie lorsque mon hibou couleur ébène arriva et se posa sur l’accoudoir. Je n’y portais pas attention sur le moment, désirant finir ma page avant de lever mon regard des lignes. J’entendis alors un piaillement furieux, je soupirais en arrêtant ma lecture de «Sorts et enchantements anciens et oubliés» pour regarder mon hibou. Ses petits yeux jaunes me dévisagèrent et baissa la tête pour me montrer l’enveloppe qu’il avait laissé tomber à ses pattes. Je posais ma main sur le dos de la bête et flattais ses plumes pour le remercier.

-Kreature! Grondais-je d’une voie autoritaire.

Le petit elfe de maison arriva alors dans la salle de séjour le dos recourbé en faisant bien attention pour ne pas relever la tête.

-Oui maîtresse?

-Donne une sourie à Nesasio! Ordonnais-je.

Pourquoi avoir choisi ce nom pour mon hibou? La réponse est très simple, «Nesasio solomonensis» est le nom utilisé dans la mythologie pour signifier Hibou redoutable. D’ailleurs, dans la mythologie romaine, le cri du hibou présageait une mort prochaine. Il était également associé à la sorcellerie et à la magie noire. Quoi de mieux pour représenter mon animal?

L’elfe de maison s’approcha de moi et de mon oiseau avec une sourie à la main. Dès que Nesasio senti la présence du petit mammifère, il tourna la tête vers sa proie et la fixa de ses yeux avides. Lorsqu’il fut assez proche il referma son bec sur la petite créature, pinça les doigts de l’elfe par la même occasion. Du sang gicla sur ma main alors que mon animal avalait sa proie. Je levais la main et gifla l’elfe de maison. Comment avait-il seulement pu me couvrir de sang? Je me levais d’un mouvement gracieux et….

-IMBÉSSILE!!! Criais-je en sortant ma baguette.

Il s’agissait d’une merveilleuse baguette de noyer et de nerf de cœur de dragon mesurant 30 centimètres de longueur. Une baguette impitoyable! Tout comme moi! Je la pointais d’un air menaçant sur ma victime. Ce dernier mit les genoux par terre en implorant ma pitié.

-Ne refais JAMAIS cette erreur! Sinon je te promets que la mort sera la plus douce de tes souffrances!

-Oui maîtresse… merci maîtresse pour votre indulgence! Kreature ne le refera plus.

Je tournais les talons pour retourner vers mon fauteuil dans une lenteur presque exagéré. Puis sans prévenir, je me retournais vers l’elfe de maison et brandissait ma baguette vers lui dans un mouvement, lui jetant un sort inarticulé. Kreature se tordit au sol en criant de douleur. Je fermais doucement les yeux et souri au son de ses supplications. Cela dura quelques secondes à peine, mais ça lui servirait de leçon.

-Sache que la prochaine fois je ne serais pas si indulgente! Grondais-je avant de tourner définitivement les talons et me désintéresser de lui.

Je reportais mon attention sur la lettre que j’avais reçue. J’ouvris l’enveloppe pour voir qu’il s’agissait en fait d’un carton d’invitation. Je lisais attentivement le texte en lettre cursive et un sourire plaisant apparu sur mon visage. J’étais ravie à l’idée d’être invité à un somptueux repas comme seul les gens de ma classe y ont droit. Je déposais le carton sur la table basse et montais à l’étage pour me changer. Pas que je n’étais pas convenable, mais je préfère toujours me changer pour ce genre d’occasion. Je décidais d’enfiler une robe verte émeraude. Le haut était un corset de cuir lacé à l’avant, mettant ma généreuse poitrine en valeur. Le reste de la robe était plus ample, faite de soie et de cuir faisant un pan chacun. J’attachais un somptueux collier autour de mon cou. Il s’agissait d’un serpent qui finissait sa course dans mon décolleté. Ses deux yeux constituaient en deux émeraudes pur qui brillaient sous la lumière ambiante. Il était magique et il arrivait qu’il tournait autour de mon cou, surprenant quiconque le regardais. Agissant presque comme un vrai serpent, il dardait la langue comme s’il cherchait une odeur particulière. Il avait d’autre tour en poche, qu’il réservait que pour ceux qui le « méritais ». Je laissais mes cheveux détachés et passait un coup de baguette magique dessus afin de les rendre parfait. Maintenant totalement lisse, ils tombaient gracieusement sur mes épaules. Je complétais ma tenue avec des talons hauts noirs ornés d’émeraudes couvrant mes pieds et de lourds bracelets entourant mes poignets.

Puis dans un «plop» sourd, je transplanais chez les Nott – il faut savoir que seul les personnes autorisées pouvaient transplaner à partir de ma demeure grâce à un puissant sortilège. J’entrais dans la demeure de mes hôtes sans même cogner. Après tout, ils m’avaient invité! Un silence s’abattu sur le public lorsqu’ils se rendirent compte de ma présence. J’aspirais la crainte même parmi les fidèles de mon Maître. Je n’étais pas devenu un des plus hauts lieutenants du Seigneur des Ténèbres pour rien. Nott s’approcha de moi et saisit ma main pour la porter à ses lèvres. J’avais une stature impressionnante, je dirais même plus impériale. J’imposais le respect, qu’on le veuille – ou non. Je hochais imperceptiblement la tête en signe de salutation.

-Nous sommes content que vous soyez venu Bellatrix…

-Tout le plaisir est pour moi voyons.

Le coin de mes lèvres se redressa légèrement en un sourire discret. Il n’avait pas encore mérité de me voir sourire de toutes mes dents. J’allais rejoindre la maîtresse des lieux afin de discuter un peu, c’était probablement la partie qui m’ennuyait le plus dans les soirées mondaines : la discussion. Cela manque sérieusement d’action… Puis vint l’heure du repas. Honoria – la femme de Nott – m’indiqua où j’étais assise. Je fronçais les sourcils en le dévisageant. Avait-elle vraiment eu la mauvaise idée de m’asseoir à l’autre bout de la pièce? J’espérais pour elle que non, je n’étais pas d’humeur et encore moins patiente. La femme qui se trouvait devant moi baissa la tête en signe d’infériorité et fixa ses pieds en signe d’excuse. Visiblement, elle n’avait pas fait attention où elle m’avait placé et je jugeais mérité une place plus importante que celle-ci. Elle s’excusa profondément en me promettant de ne plus jamais refaire cette erreur. Je m’approchais d’elle jusqu’à la rendre dangereusement mal à l’aise. Mes lèvres vinrent à la rencontre de son oreille gauche et dans un chuchotement je lui dis :

-N’oubli jamais que j’ai déjà tué des gens pour bien moins que ça.

Ma voix n’était qu’un flottement d’onde grave flottant dans l’air, mais la menace était bien présence dans mes paroles. À voir son visage livide qui blanchissait à vue d’œil je sus qu’elle avait comprise. Elle savait ce que j’étais capable : je n’avais tout simplement aucune limite et j’étais bien loin de rechigner à torturé quelqu’un. Je l’avais souvent fais par le passé et j’étais capable de le faire encore mainte et mainte fois si nécessaire. Je tournais les talons et me dirigeais vers la place qui m’était assigné en la laissant se ronger les sangs derrière moi. Son mari vint la voir pour voir ce qu’elle avait et ce qui s’était passé, mais elle ne parvint pas à prononcer le moindre mot. Brave fille! C’était mieux pour elle ainsi! Je fis trainer les pattes de la chaise sur le plancher dans un grincement aiguë qui fit frissonner Honoria à l’autre bout de la pièce. Je ne pu me retenir de sourire. Cela me faisait toujours plaisir de torturé mes victimes sans même avoir à les toucher. La peur est la plus primaire des faiblesses et je prenais toujours un grand soin de le cultivé chez les gens qui n’étaient pas à la hauteur. J’avais un certain respect pour Nott, il écoutait bien les ordres et ils étaient un des premiers à avoir rejoint les rangs de notre Maître, mais sa femme… Au fond, j’étais certaine qu’elle avait insisté pour ne pas m’inviter à leur réception, mais son mari avait été assez futé pour lui ordonner le contraire. Comme c’était touchant!

Je déposais ma bourse noire avec un émeraude en guise de bouton sur la table devant moi à porter de main, ça peut toujours être utile! Je mis soigneusement ma baguette au cœur de dragon à côté de ma fourchette. Je préfère toujours l’avoir à porter de main, on ne sait jamais quand on aura besoin de s’en servir. C’est alors que mon bijou ensorcelé se mit à siffler dangereusement autour de mon cou, m’avertissant de la présence de quelqu’un qui ne me plaisait guerre. Je sentais les cheveux dans ma nuque se hérissé dans un frisson de dégoût. Je faisais toujours confiance à mon instinct. Elle n’avait pas osé faire ça! Je tournais la tête pour foudroyer Honoria du regard. Cette dernière faillit s’évanouir sous le choc de l’intensité de mon regard et elle rebroussa chemin vers les cuisines pour tenter de reprendre ses esprits. C’était mieux pour elle qu’elle ne soit pas dans la ligne de tir parce que je me sentais bouillir à vue d’œil. Je comprenais mieux maintenant pourquoi elle m’avait placé ici : elle voulait se venger d’avoir été obligé de m’inviter. Seulement, elle n’avait pas réalisé à quel point elle avait choisit la mauvaise cible.

Sa voie se rendit à mes oreilles comme un vieux cauchemar. Antonin et moi n’étions plus ensemble depuis quelques temps maintenant, nous nous étions quitté en de très mauvais termes et il avait fallu de peu pour que je ne mette pas fin à ses jours en même temps que notre relation. Mais le Seigneur des Ténèbres m’avait interdit de le tuer, il ne voulait pas perdre de ses membres maintenant. Et en bonne guerrière que je suis, j’avais obtempéré et obéis aux ordres. Le problème avec Antonin c’est qu’il me tient tête! S’il avait été plus docile, on aurait peut-être été encore en couple aujourd’hui. Mais non, il fallait toujours qu’il ouvre sa grande gueule! Cependant, le réel problème était que j’étais toujours amoureuse de lui et je trouvais plus simple de mettre fin à ses jours plutôt que de devoir affronter mes sentiments. Vous voyez où je mets mes priorités… Je tournais lentement la tête vers lui. Tellement lentement que ce geste banal prenait des allures meurtrier, comme lorsqu’un prédateur prend garde de fixer lentement sa proie, craignant de le faire fuir. Le bijou en forme de serpent se redressa sur mon épaule pour cracher contre Antonin comme s’il lui donnait un avertissement.

-Je ne peux pas en dire autant de ta part Dolohov.

Ma voix était neutre, beaucoup plus qu’elle n’aurait dû l’être. Je me retenais à grand mal de ne pas la laissé trembler de fureur. Je ne voulais pas qu’il est accès à aucun de mes sentiments, ce serait lui donné trop d’emprise sur moi. Et c’était bien la dernière chose que je souhaitais. Je regrettais toujours de ne pas l’avoir tué, ça m’aurait tellement simplifié la vie! Sans compter que cela aurait mit davantage de poids à mes menaces. Vociféré des représailles est une chose, les mettre en action en est une autre. Mais je n’avais qu’une seule parole et je faisais toujours ce que je disais. Antonin était la seule exception à la règle. Enfin… pour le moment.

Je le dévisageais dangereusement. Je détestais être assise devant lui, cela lui donnait un air de supériorité qu’il ne méritait pas selon moi. Malgré tout, j’avais toujours ma posture impériale qui démontrait que je ne me laissais pas impressionner si facilement. Cela donnait même plus de poids à ce que je dégageais. Essayer d’impressionner quelqu’un quand vous êtes assit, lui debout, et que vous devez presque vous tordre le cou pour le regarder dans les yeux. Par chance, j’étais une grande femme donc je n’étais pas trop désavantager par ça. Je croisais une jambe par-dessus l’autre, dégageant ma cuisse recouverte d’un bas collant qui se retrouvait sur le dessus.

-Tu peux cesser de jouer les hypocrites Dolohov, je sais que tu n’es pas réellement heureux de me voir. Ton regard te trahis que tu le veuille ou non.

Je prononçais son nom comme s’il me dégoûtait au plus haut point. Son nom me donnait un arrière goût amère dans le fond de la gorge comme lorsque vous venez d’être malade. Vous remarquerez que j’ai toujours utilisé son nom de famille en m’adressant à lui et jamais par son prénom. Il ne méritait pas tant d’intimité. Pas après notre rupture. Parfois je rêvais encore de poser mes lèvres contre les siennes. Chaque fois je me réveillais en sursaut alors que nos lèvres se frôlaient à peine, je ne voulais pas m’autoriser quelque chose de semblable, même en rêve.

-Tu as toujours été hypocrite, pourquoi changerais-tu aujourd’hui?

Moi qui avais toujours eu de la difficulté à me laisser emporter par des sentiments tels que l’amour. Cela m’avait écouté énormément de m’abandonner à lui et maintenant je le regrettais. On peut me reprocher bien des choses, mais hypocrite ça jamais. Je suis comme un dangereux libre ouvert, il est possible d’y lire ce qui est inscrit mais c’est à vos risques et périls. Parce que si vous l’ignoriez encore, je suis encore plus que dangereuse.




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MessageSujet: Re: Bellatrix & Antonin   Dim 26 Aoû - 19:17

« Je ne peux pas en dire autant de ta part Dolohov. » Vlan dans ta face Dolohov. Seulement Antonin avait été bien élevé, il était un mangemort modèle, un de ceux qui savaient toujours cacher leurs sentiments aux yeux du monde. Et puis il connaissait bien Bellatrix, ils s’étaient fréquentés pendant de long mois et se connaissaient depuis de longues années. Alors la réponse ne le choquait pas le moins du monde, au contraire. Le mangemort se permit un petit sourire en coin, il détestait ces mondanités, il détestait cette femme et il détestait s’ennuyer : trois petits détails qui lui permettrai d’être de bonne humeur à la fin de la soirée. Voilà que la jeune femme, très connue pour toutes ses œuvres de magie noire et sa serviabilité au Lord, lui offrait une très jolie occasion de se défouler un peu. Il était excité par la soirée qui allait commencer. Le jeune homme s’installa confortablement sur sa petite chaise, que la fête commence !

Bellatrix finit par s’asseoir et Antonin voyait bien que cela la contrariait. Il était forcément la raison de son énervement et ça, c’était parfait. Un sourire arrogant se forma sur les lèvres du séducteur quand elle croisa les jambes. Oh mais c’est qu’elle n’avait rien perdu de son charme, malheureusement c’était dommage qu’elle soit aussi timbrée, même si cela rajoutait un petit plus à son charme.

« Tu peux cesser de jouer les hypocrites Dolohov, je sais que tu n’es pas réellement heureux de me voir. Ton regard te trahit que tu le veuille ou non. » Antonin était un parfait hypocrite et il le savait bien, mais c’était une chose qui lui avait toujours plu, alors pourquoi cesser de s’amuser ? Ce qui plaisait moins au jeune homme était le ton employé par la mangemorte lorsqu’elle l’appelait. Et ce même s’il prenait autant de plaisir qu’elle, à souiller son nom de famille avec un ton plus que dédaigneux. Après tout il l’avait bien cherché, peut être n’avait-il que ce qu’il méritait. « Tu as toujours été hypocrite, pourquoi changerais-tu aujourd’hui? » Bingo. Elle marquait un point mais si elle avait espéré le toucher ou lui faire mal c’était raté, il assumait tout à fait cette part en lui. Après tout c’était plus amusant de poignarder un ami dans son dos en lui ayant fait les pires coups bas que de tuer son ennemi à la fronde non ? Certes, chacun ses méthodes mais Antonin avait une manière très particulière de marcher et elle lui plaisait alors pourquoi essayer de changer ?

Le jeune homme se redressa un peu dans son siège pour se mettre à la hauteur de Bellatrix, il plongea son regard dans les prunelles enflammées de la jeune femme. Peu de personnes pouvaient se vanter d’oser soutenir son regard, elle était terrifiante et éblouissante, mais Antonin n’avait rien à perdre et tout à gagner. Il avait trop vécut avec elle pour faire marche arrière et puis il avait surtout envie de s’amuser un peu. Ses paupières se firent lourdes et il cligna des yeux, c’était imperceptible pour n’importe qui, mais pour Bellatrix c’était une victoire emportée haut la main et Antonin était bien forcé de le reconnaître. Le jeune homme inspira profondément avant de continuer. « Tu te trompes très chère. » Comme prévu, la jeune femme eut l’air étonnée, mais plutôt parce qu’elle doutait qu’elle puisse se tromper un jour. Elle qui était tellement sûre de ses actions tout le temps. « Même s’il est vrai que tu me connais plus que bien. » Il s’accorda une petite pause et un regard éloquent. Si elle osait prétendre le connaître elle était une menteuse, or Bellatrix était beaucoup de chose mais pas une menteuse.

Il allait continuer sa petite réplique quand il entendit un bruissement à sa gauche. Il se retourna violemment et planta son regard dur comme l’acier dans le regard de son voisin qui avait l’air passionné par leur discussion. « Si on te dérange ne le dis pas et change de table. » Avant de se retourner vers sa belle. Ah, qu’elle plaisir de la revoir dans toute sa splendeur, il la haïssait sincèrement, ne supportait pas sa présence, espérait la tuer avec joie mais en réalité il y avait autre chose derrière tout cela. Une soif de vengeance peut être ? Ou alors un remède contre l’ennui, ou même simplement les bons souvenirs passés ensemble. Antonin ne savait pas pourquoi, mais il était certain que cette soirée allait être amusée et ce, même s’ils risquaient de s’engager dans un combat violent. « Tu sais donc que je joue très bien les hypocrites mais je commençais sincèrement à m’ennuyer et ta présence fait toujours suite à des tas de rebondissement. Ne te souviens-tu pas de ce diner aux chandelles dans le sud de l’Angleterre, celui où le serveur avait fini brûlé parce qu’il avait osé te regarder de travers ? » Dolohov rigola, plus fort que la moyenne, uniquement dans le but d’attirer les regards sur leur table et sur eux. Plus il y avait de publique, plus il y avait d’enjeux et plus ce serait amusant de se bagarrer.

Antonin tourna la tête vers la brune avec un sourire machiavélique. Oh que oui cette soirée allait être un parfait désastre. Deux têtes brulées qui se haïssaient était assises à la même table, donc si tout n’explosait pas c’était qu’il y avait un gros problème. « Au fait, comment se fait-il que tu sois à une table aussi reculée, Honoria ne m’apprécie guère -quel euphémisme- mais une mangemort aussi gradée que toi, cela m’intrigue. » Le jeune homme n’avait pu s’empêcher de jeter un coup d’œil vers la table président l’assemblée : celle des Nott et il avait croisé le regard apeuré de la dite Honoria. Il semblait qu’elle regrettait son plan de table, c’était bien fait pour elle, Antonin n’en ressentait aucune compassion. Puis il se retourna vers l’époustouflante demoiselle à ses côtés, c’était à son tour de faire un bingo. Il était vrai qu’il connaissait l’orgueil de la jeune femme, mais il était encore plus poussé quand il s’agissait de sa place auprès du seigneur des ténèbres. Un ricanement méprisant sortit de la bouche du Dolohov, la soirée ne faisait que commencer mais il avait hâte qu’elle lui rende la monnaie de sa pièce, ils n’avaient fait que l’échauffement…




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MessageSujet: Re: Bellatrix & Antonin   Dim 26 Aoû - 19:17

Le sourire au coin de ses lèvres me fit serrer les dents. Je n’avais pas envie qu’il s’amuse, je n’avais pas non plus envie de le voir sourire. Si j’étais pour passer une mauvaise soirée, alors tout le monde en aurait une mauvaise eux aussi. Je m’en faisais le serment!!! Je sentais la tension monter à une vitesse fulgurante. C’était aussi palpable que l’accoudoir que je tenais sous les mains. Cela donnait l’impression à l’eau qui monte rapidement dans une pièce complètement fermer. Vous le sentez monter, vous savez qu’il va vous étouffer que vous allez vous noyer dedans si vous ne faite rien. Serrant la gorge comme si c’était la dernière inspiration que vous prenez et que vous devez la préserver le plus possible. Sans même m’en rendre compte, j’avais cessé de respirer. Je retenais mon souffle comme si cela m’aidait à garder ma concentration. Mais ce sourire…. Il m’en faisait crisser les dents.

Il plongea son regard dans le mien. C’était probablement la pire erreur qu’il puisse commettre en cet instant. Je ne perds jamais à ce petit jeu. Je sentais la moutarde me monter au nez, mais ce n’était pas une raison pour flancher. Il avait été chanceux d’être encore en vie, mais je commençais sérieusement à trouver qu’il exagérait. J’avais une bonne dose de self-control, mais il ne fallait pas en abuser. Si son cœur battait toujours c’était uniquement parce que le Seigneur des Ténèbres me l’avait ordonné et j’écoute toujours ses ordres! Cependant, ce qu’Antonin semblait oublié c’était qu’en aucun cas, il ne m’avait interdit de le torturé. Si c’était la seule chose que je devais faire pour le soumettre, croyez moi sincère que j’allais y arriver. Mes paupières lourdement maquillées ne cillèrent pas d’un seul millimètre et se fut ainsi jusqu’à temps que je le vois cligner des yeux.

-Tsss!

J’émis un sifflement désapprobateur bourré de dégoût qui rappelait le bruit d’un serpent. Il aurait pu au moins se forcer un peu! Je trouvais que j’avais gagné trop facilement! Moi qui avait cru qu’il était plus combattif que cela. Il m’arrivait de me demander comment avais-je pu succomber aux charmes de cet homme. Bien entendu ses traits n’étaient pas désagréables à regarder, il était charmeur et il était mangemort, mais franchement je devais revoir mes critères à la hausse! J’eus un petit mouvement de surprise lorsqu’il me dit que je me trompais. Comment osait-il seulement se permettre d’avancer une chose aussi ridicule et ingrate que celle-ci?! Je sentais la tension monter d’un cran. Plusieurs personnes craignaient ce qui allait se produire et j’espérais bien m’en servir pour leur donner une leçon. Leur rappeler à tous quel est leur rang dans la hiérarchie et ce que cela peux coûter de lever ne serais-ce un doigt contre moi. Un petit sorcier voulu dire quelque chose pour tenter de calmer les jeux et rapidement, je lui coupais le sifflet en pointant ma baguette vers lui. Je ne m’étais pas rendu compte que j’avais saisi ma baguette tellement c’était devenu un réflexe chez moi. Il se figea net, essayant de disparaitre sous mon regard. Comme si arrêter de respirer pouvait faire en sorte que je l’oublierais.

-Toi! Aboyais-je d’un ton accusateur. Je ne veux rien entendre qui sorte de tes lèvres trapues! Sinon je te promets que tu ne les ouvriras plus jamais!

Les yeux du sorcier s’écarquillèrent de terreur. Il se rendait compte de l’erreur qu’il avait commise, mais il était trop tard pour regretter. Le mal était fait et c’était déjà impardonnable. Il hoqueta de peur et voulu baisser la tête en signe de soumission, mais il n’osait pas bouger. À moins que ce soit parce qu’il n’osait pas regarder ailleurs de peur que je m’en prenne à lui.

-Comment oses-tu encore me regarder sal ingrat!! Grondais-je. Je pourrais t’exterminé comme de la vermine si je le voulais! Baisse les yeux!!!

Aussitôt, il baissa la tête le plus bas qu’il le pouvait. J’étais certaine qu’il serait venu lécher mes bottes si je lui en avais donné l’ordre. Tous les membres de son corps tremblaient à l’unisson devant mes paroles. Il pouvait se compter chanceux que je ne fasse que le menacer. La femme qui était à ses côtés voulu lui prendre la main afin de le soutenir et je la foudroyais du regard à son tour. Elle se figea telle une statue, n’osant plus faire le moindre geste. Elle essayait de se faire toute petite et ce n’étais pas une mince affaire en voyant la taille qu’elle faisait. Je lui faisais un regard mauvais et elle décida de s’asseoir aussitôt sur sa chaise en fixant les ustensiles placés devant elle. C’était une sage décision de sa part. J’avais giflé un elfe de maison pour moins que ça! Imaginez ce que je serais prête à faire pour toutes ces insubordinations! Puis, sans crier gare, je me retournais vers Antonin. Je m’étais levé en même temps que j’avais saisi ma baguette pour la pointer sur le sorcier et maintenant Antonin avait de nouveau capté toute mon attention. Je n’avais pas envie d’être obligé de m’occuper des autres, mais j’étais tellement en rogne que le moindre battement de cils me faisait grogner.

-Et toi! Crachais-je en insistant sur le « toi ». Comment oses-tu prétendre que je me suis trompé? Il est vrai que je te connais bien, malheureusement. Cependant, tu sais parfaitement que j’ai raison! Alors si c’est pour dire des âneries, tu serais mieux de la fermer!

Puis je le vis se retourner à son tour vers son voisin et lui dire de se la fermer lui aussi. Visiblement, on se ressemblait vraiment trop. La seule différence entre nous c’était que je préférais employer la force brute! Il n’était pas étonnant que mon réflexe fut se saisit ma baguette et le pointer vers ma victime. Encore avait-il été chanceux que je ne le foudroie pas d’un sortilège impardonnable. Cela m’était devenu trop facile d’en lancer un sans même vraiment y penser.

Antonin me rappela bien malgré moi un souvenir que l’on avait partagé ensemble. J’aurais bien voulu effacer tout ce que j’avais en commun avec lui, mais c’était impossible. Son rire me frustra davantage. Alors, il s’amusait à mes dépends? On verrait bien s’il allait continuer à s’amuser bien longtemps. Mais c’est seulement lorsqu’il posa un regard sur moi avec son sourire machiavélique que cela fit déborder le vase. Un sifflement sortis de ma bouche lorsqu’il remit mon grade en question. Il était vraiment suicidaire ou quoi?! Je lui saisis le visage d’une main, tenant son menton entre mon pouce et mon index. J’enfonçais mes ongles dans la tendre chair de ses joues, traçant cinq demi-lunes ensanglantées sur sa peau. J’approchais mes lèvres de son oreille comme je l’avais fait un peu plus tôt avec Honoria.

-Dolohov, n’oubli jamais pourquoi tu es toujours en vie aujourd’hui. C’est uniquement parce que j’ai reçu l’ordre de ne pas t’éliminer tout de suite. Mais ne joue pas avec mes nerfs! Tu ne veux pas que je me fâche.

J’avais chuchoté à son oreille comme pour lui dire un secret bien gardé. Mais tout le monde se doutait fortement que je lui proférais des menaces et c’était encore plus effrayant de ne pas savoir. J’avais dit qu’il ne voulait pas que je me fâche, mais à bien y penser j’étais déjà en rogne, mais cela pouvait toujours être pire. Je lui embrassais la mâchoire comme pour le mettre au défit et je repoussais violemment son visage de ma main qui lui avait meurtrie le visage un peu plus tôt. Je portais alors mes ongles à mes yeux pour me rendre compte que du rouge écarlate les couvraient. Puis lentement, je portais chacun de mes doigts à ma bouche pour sucer le sang de Dolohov qu’il y avait sur chacun d’entre eux. J’entendis quelque chose tomber au sol dans un bruit mat et je devinais que quelqu’un venait de s’évanouir. Je ne tournais pas la tête pour m’en assuré – ça ne changerait rien à ce que j’étais en train de faire et cela aurait été une perte de temps.

J’éclatais d’un rire aigu, faisant sursauter au minimum la moitié de la salle. Je laissais l’hilarité envahir la salle alors que je riais à gorge déployé. Puis j’arrêtais d’un coup sec, sans laisser le temps à mon rire de s’atténer.

-Au moins tu avoue être plus bas que moins dans la hiérarchie. Tu n’es peut-être pas aussi stupide que tu n’y parais finalement.

Je roulais des yeux avec un petit soupir donnant l’impression que je traitais Antonin d’insignifiant.

-Tu sais mieux que quiconque que si le Maître des Ténèbres avait été ici, je serais assise à sa droite sans que personne ne doute de la raison. (J’élevais la voie d’un ton) Tu n’oserais quand même pas mettre en doute la confiance que notre Seigneur m’accorde?!

Suite à cette dernière phrase, un lourd silence s’abattit sur la salle. Tout le monde craignait ce qui allait suivre. J’avais parlé comme si mettre un doute en moi, c’était mettre un doute envers Lord Voldemort. Ce que je pensais réellement d’ailleurs. Et il était plus que dangereux de ce le mettre à dos.

-Tu mets réellement la confiance de notre Maître en question devant tant de témoin?




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MessageSujet: Re: Bellatrix & Antonin   Dim 26 Aoû - 19:18

Elle était vraiment en colère, rien qu’à voir la façon dont elle traitait les autres invités. Bellatrix se contenait vraiment lorsqu’ils parlaient, Antonin n’était pas assez fou pour oser supposer qu’il y avait autre chose qui la retenait. Après tout leur amourette était finie et entre amour et haine il n’y avait qu’un seul pas, or ils avaient déjà enjambés ce passage, jamais leur relation ne serait positive. Le jeune homme décida de faire profil bas durant quelques instant, il était bien plus sage de ne pas trop l’énervé pour le moment. Et puis tout vient à point à qui sait attendre.

Seulement quand l’effroyable brune se retourna, la joie de l’embêter refit surface. Peut être qu’au final Antonin était fou et jouait un peu trop avec le feu, pour supporter et apprécier Bellatrix pendant aussi longtemps il fallait bien qu’il ait des capacités extraordinaire, non pas que la femme soit si horrible mais … Son regard n’était que fureur et violence il avait touché juste en disant qu’elle s’était trompée, cela la mettait en rogne au quart de tour. Et après on parle de fierté masculine ? Ahah, cette Bellatrix était bien pire que d’autres sur ce point-là, mais il ne releva pas, pas tout de suite. Il préférait attendre encore qu’elle s’excite un petit peu plus et après ça cognerait. « Alors si c’est pour dire des âneries, tu serais mieux de la fermer! » Cela avait au moins le mérite d’être clair, mais il n’avait pas envie de se taire. Cependant il n’avait pas envie de mourir non plus, alors il lui offrit juste un petit sourire, mais sans soutenir son regard bien longtemps, un seul combat dangereux suffisait pour l’instant. Oh mais ce sourire ne plaisait pas à madame, quel dommage. Enfin, quel dommage pour ses joues, car c’étaient elles qui prirent le coup et le jeune homme sentit avec précision l’endroit exact où les ongles de Bellatrix s’étaient enfoncés dans sa peau. Mais il ne montra à aucun moment qu’il ressentait quelque chose, il ne voulait pas faciliter la tâche à sa chère et tendre compagne de soirée. Au bout d’un moment il ne ressentit plus rien, elle avait dépassé le seuil de douleur, c’était tant mieux il n’avait même plus à faire semblant. « Dolohov, n’oubli jamais pourquoi tu es toujours en vie aujourd’hui. C’est uniquement parce que j’ai reçu l’ordre de ne pas t’éliminer tout de suite. Mais ne joue pas avec mes nerfs! Tu ne veux pas que je me fâche. » C’était un murmure chose qui rendait la menace encore plus vile et dangereuse. Il savait tout ça, elle le lui avait bien fait comprendre, que le Lord était d’une bonté immense. Le Lord avait surtout besoin d’une armée de mangermort, armée à laquelle Dolohov était fier d’appartenir cela va sans dire, mais une armée tout de même et il ne pouvait se permettre d’en exécuter les membres actifs. Seulement un détail retint l’attention du jeune homme le ‘tout de suite’ avait-elle prévu de le tuer plus tard ? Peut-être bien au cours d’une mission où ils étaient ensemble. Il espéra secrètement de ne jamais avoir de mission à ses côtés, puis défia son regard une fois encore. Oh que si, il avait très envie qu’elle se fâche même si de toute manière … c’était déjà trop tard. Si Bellatrix n’était pas à bout, le processus était déjà bien avancé et la rage se lisait dans ses yeux. Il allait gagner, un sourire de victoire apparut sur ses lèvres au moment où elle l’embrassa. Ce n’était pas prévu ça, comment osait-elle lui faire ça ? Certes les ragots qui pouvaient aller en bon train il s’en fichait, ou alors les rumeurs qui risquaient de courir ne l’importait pas, mais c’était un rappel à leur passé dont ils ne voulaient plus entendre parler et c’était de la triche. Il ne fit cependant rien, elle l’avait embrassé puis repoussé, c’était tout et pas de quoi tergiverser, c’était fait et c’était tout. Elle se jouait de lui, point barre.

Bellatrix était un maître en beaucoup de chose, mais rester classe après toute preuve c’était assez extraordinaire. La voilà en train de se sucer les doigts du sang d’Antonin. Le mangemort ne dit rien mais n’en pensait pas moins, après tout si elle l’aimait encore suffisamment pour vouloir gouter son sang, il n’allait pas lui prendre la main pour l’empêcher de toute manière. Soudain elle se mit à rire très fort et Antonin remarqua que quelqu’un s’était évanoui, quels petits joueurs. Ils n’avaient pas encore vécu avec Bellatrix pour être choqué par ce détail si petit. « Au moins tu avoues être plus bas que moins dans la hiérarchie. Tu n’es peut-être pas aussi stupide que tu n’y parais finalement. » Le changement de sujet était brutal, tout comme son ton. Et cela ne lui plaisait pas, il était hypocrite mais pas con. Il savait où se situés les choses et s’il était mangemort il n’était pas le toutou du Lord pour autant, son but n’était pas d’être élevé mais plutôt de vivre tranquillement et de faire son passe-temps favori : tuer. Mais bellatrix n’avait pas fini, elle avait toujours des tas de choses à dire de toute manière.

Voilà qu’elle se sentait obligée de se justifier, foutue fierté féminine. Antonin n’était pas étonné de son ton d’ailleurs, c’était tellement évidemment qu’elle été aimée et choisit par le Lord. Et lui mieux que d’autre savait pour quelles raisons qu’elle … méritait. Cette pensée lui déchira la tête, mais c’était vrai. Elle était parfaite dans son rôle de mangemorte et puis il y avait bien une raison pour laquelle tout le monde était effrayait par sa présence. Seulement Antonin n’allait pas se faire rabaisser de cette manière, elle avait suffisamment comblé la salle de blanc avec ses paroles dangereuses. Tout le monde retenait son souffle quand elle continua « Tu mets réellement la confiance de notre Maître en question devant tant de témoin? » Jamais. Elle n’avait pas tout à fait saisi son intention. Enfin lui-même n’était pas sûr d’avoir bien agit, après tout son seul but était de la toucher elle, et il y arrivait à merveille.

Mais il lui faudrait être maitre de prudence, le Lord était toujours présent, ses espions étaient partout et vérifiaient les moindres faits et gestes de chaque personne. Toujours. Il sourit et reprit d’une voix douce. « Voyons, tu sais bien que je n’oserai pas et ce pour plusieurs raisons. La première est que tu as une trop grande place et que tu es bien trop respectée. La seconde est que tu mérites ta place auprès du Lord. Et la troisième c’est que je ne parlais pas du Lord, ma petite, mais bien de la famille qui nous accueille ici présent. » Il avait fait un compliment à la jeune femme et c’était ça le plus drôle dans toute sa tirade. Il ne l’avait pas menacée, pas agressée, au contraire il avait parlé doucement et presque avec gentillesse. Bien sur cela ne trompait personne. Seuls quelques benêts pour imaginer qu’il était touché par son horrible baiser mais il ne pensait déjà plus à cela. Bellatrix était toujours debout alors il se releva pour être à sa hauteur et il planta son regard dans le sien, juste quelques secondes mais c’était fort et intense, c’était cruel et méchant, c’était une manière de la prévenir qu’elle n’avait pas tous les droits ici, elle n’était pas chez elle.

Lentement la tension descendit, puisque ni l’un ni l’autre ne parlait, les conversations reprirent autour d’eux. Honoria Nott semblait cependant bouleversée et son mari était obligé de lui caresser le dos délicatement pour éviter qu’elle ne tombe dans les pommes. Antonin retint de peu un rictus méprisant, il n’aimait pas cette femme. Honoria reprit un peu de force et ordonna que le lancement du repas, obligeant les deux anciens amants à se reasseoir. Antonin attendait le moment où elle allait venir et leur demander de partir, mais ce fut Nott, le père, qui s’en chargea. Alors qu’il s’approchait d’eux, Antonin sortit une cigarette et la montra à Bellatrix « Je vais aller fumer avant de me faire virer, tu viens ? » Et il se retourna avant même de voir sa réponse et quitta la pièce.

Il s’assit sur le perron et l’alluma. Bellatrix était dépendante d’autre chose : du regard honteux des autres quand elle passait. Lui c’était la cigarette, chacun son truc. Sans qu’il ne sache pour qu’elle raison, elle le rejoignit dehors. Sûrement pour se moquer de lui, elle ne doutait pas un instant qu’elle puisse tenir tête à toute la salle et ce, seule. Peut être que sans lui la pièce était trop anodine et peu intéressante. Après tout, elle aimait chercher la bagarre, il ne lui offrait que cela. « Tient tient tient, tu t’es fait virée, ça m’étonne de toi, où est passé ta grande gueule légendaire ? » Il ne comprit pas ce qu’il s’était passé jusqu’à ce qu’il sente sa joue en feu. Elle venait de le gifler. Il l’avait peut être mérité, mais il était heureux qu’elle ne l’ait pas fait devant un publique aussi important que celui dans la salle. Antonin cracha sa fumée sur le visage de la brune. « Tu veux jouer à ça ? » Il lui offrit un regard éloquent. « Tu vas gagner parce que tu frappes plus fort, mais sais-tu seulement que tu es magnifique quand tu es énervée ? » Il ne connaissait rien de mieux pour la mettre en rogne que de la prendre de court et de lui faire des compliments. Ils se haïssaient et c’était ça qu’il y avait de plus drôle. Il tira une fois de plus et rigola devant son air déconfit. Il se leva et s’approcha de son oreille. En murmurant il lui dit « Tu sais que tu n’as pas besoin de t’énerver, ça sert à rien et ça décoiffe tes cheveux. Enfin ça te donne un côté fofolle et c’est peut être ça qui fait peur à ton publique, mais sache que tu ne m’impressionnes pas sinon je serais mort depuis bien longtemps. Tu veux me torturer et me tuer ? Oublie pas que je suis aussi utile que toi au Lord et qu’il ne sera pas très content de toi si tu me tues. Alors profite de ma présence, je sais que tu l’apprécies au fond de toi. » Il n’avait pas dit un mensonge aussi gros depuis une bonne dizaine d’année. « Moi je t’apprécie bien. » Record dépassé, magnifique mensonge. Mais qui ne passerait pas, le seul but était de se foutre de la gueule de Bellatrix et elle le savait sûrement.

Il écrasa son mégot contre le sol et d’un air tout à fait innocent il proposa. « On rentre ? »




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MessageSujet: Re: Bellatrix & Antonin   Dim 26 Aoû - 19:18

Antonin se releva et planta son regard dans le miens. C’était un regard remplis de haine et d’avertissement. Que croyait-il pouvoir me faire comprendre avec ses yeux? Peut-être pensait-il pouvoir me faire croire que je n’avais pas tout les droits ici? Si oui, il était bien stupide de le croire. Je n’étais peut-être pas chez moi je l’accordais, mais ça ne changeait strictement rien à ce que je pouvais ou non faire. De toute façon qui de nos hôtes aurait pu m’arrêter? Lequel aurait osé m’arrêter? Honoria était plus que terrifier et collait aux basques de son mari comme s’il était la dernière bouée sur terre. Et Nott que pouvait-il bien faire autre que de tenter de consoler sa femme et veillez à ce que toute cette histoire ne dégénère pas trop? Il s’avait que j’étais de loin plus forte que lui et qu’en combat singulier, c’est moi qui l’emporterais. De plus, il ne voulait pas que je me mette sur son cas. Chose qu’Antonin semblait oublier. Les ordres du Maîtres des Ténèbres étaient clairs à son sujet, mais s’il poussait le bouchon trop loin je savais que le Lord ne verrait pas d’inconvénient à ce que je me sers de Dolohov à titre d’exemple pour tous. Il était peut-être mon allié dans le cas présent, mais il était obliger de me respecter vu la hiérarchie et s’il ne le faisait pas, c’était de mon devoir de le lui rappeler. Et Seigneur que j’en avais envie. En fais, je crois que j’attendais seulement ça. Comment arrivé à maîtrisé les sentiments d’amour que vous ressentez envers quelqu’un? Tout simplement en laissant la colère vous submergé de toute part et de remplacé l’amour par la haine.

Nous furent obligé de se rasseoir lorsque Honoria ordonna à ses subordonnées de commencer à servir les invités pour le souper. Du coup, Antonin se leva avec sa cigarette à la main et m’invita à le suivre à l’extérieur. À quoi pensait-il seulement? Il avait eu peur de se faire virer et le moyen qu’il avait trouvé pour que cela n’arrive pas fut d’allé fumer? Évidemment, il fuit toujours les problèmes au lieu de réellement les affrontés. Je me levais à mon tour et tombais face à face avec Nott. Nous nous dévisagèrent un long moment. Je crois que mon regard fut assez persuasif, car il tourna les talons sans rien dire. S’il avait seulement eu l’idée de me renvoyer, il avait au moins eu la présence d’esprit de ne pas allé jusqu’au bout de ses actes. Sinon, il l’aurait payé cher et je crois qu’il le lut sur mon visage. Je décidais néanmoins d’allé rejoindre mon ex-amant. Je n’avais pas envie de terminé notre discussion ainsi. Il y avait encore tant de choses non dites… Arrivé à l’extérieur, il n’attendit pas une seconde avant de recommencer à dire des niaiseries.

-Moi, m’être fait virée? Voyons Dolohov, tu me connais mieux que ça. Tu sais pertinemment que ce n’est pas arrivé. Je voulais seulement voir la défaite imprimé sur ton visage.

Je me plantais devant lui et voir son visage me tordis les entrailles. Sans pouvoir me retenir d’avantage, le coup parti tout seul. Je le giflais de toutes mes forces. Il ni avait rien en de moment plus grand que mon goût de le voir mort. Les choses auraient été tellement plus facile s’il n’était plus de ce monde, s’il n’avait jamais existé… Il me cracha sa boucane à la figure et je ne réagis pas. Il y avait des choses bien pires qu’un peu de fumée au visage. Je secouais négativement la tête, d’un mouvement presque imperceptible lorsqu’il me dit que j’étais belle lorsque j’étais fâché. Je savais qu’il disait sa uniquement pour me faire fâcher, uniquement pour me provoquer davantage que je ne l’étais déjà. Il se leva pour venir chuchoter à mon oreille. Nos deux corps étaient tellement près un de l’autre qu’il aurait suffit d’un respire pour entrer en contact. Je fixais le vide devant moi en écoutant ce qu’il avait à dire. Alors il voulait jouer à ce petit jeu? Ce qu’il ne savait pas, c’était que ça ce jouait à deux. S’il croyait pouvoir me provoquer de la sorte d’avoir l’effet escompté en plus, il se trompait. Cela faisait quelques fois qu’il me surprenait avec ses paroles venimeuses et j’avais décidé que c’était à mon tour. Oh, je n’allais pas user de paroles pour y parvenir. Je voulais le surprendre plus que ça. Il disait m’apprécier et je savais que c’était faux. Cependant, je voulais lui faire regretter d’avoir prononcer ses mots. Je m’aventurais dans un sentier glissant où je risquais de me faire mal, mais étrangement j’avais envie de jouer avec le feu et de m’y brûler.

Sans avertir, je le poussais contre le mur et collait mon corps contre le sien. Faisant comme si je n’avais pas entendu sa question lorsqu’il m’avait demander si on retournais à l’intérieur. Je sentais notre chaleur corporelle se mélangé l’une à l’autre comme lorsque nous étions amant. Je posais ma joue contre la sienne, mettant mes lèvres bien en près de son oreille.

-J’obtiens toujours ce que je désir Antonin.

J’avais murmuré cette phrase en un soupir, accentuant son nom à la fin. Je fis parcourir une main le long de son torse avec une lenteur exagéré jusqu’à la limite de sa chemise et de son pantalon. Doucement, j’entrepris de tiré sur sa chemise afin de créer une ouverture vers ses pectoraux. Je ne savais pas comment il allait réagir fasse à mes agissements, mais j’étais prête à toute éventualité. Qu’il me repousse ou qu’il embarque dans mon jeu, j’étais paré! Je fis frôler mon nez le long de sa mâchoire jusqu’à son cou. Puis je le mordais le long de sa jugulaire. Pas assez fort pour lui faire mal ou le faire saigner, juste pour faire comme si je prenais possession de lui.




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